1 août 2007 3 01 /08 /août /2007 02:49
 La ville >la Fête des Loges

 la Fête des Loges à Saint-Germain-en-Laye

Horaires de la Fête

  tous les jours sans interruption de 14H à une 1H 

et jusqu'à 2H30 les vendredis, samedis et veilles de fêtes

 

site internet:

http://fetedesloges.org

 

sur Facebook:

facebook20x20

La Fête des Loges (OFFICIEL)

 

Accès

RER : ligne A1, direction St-Germain-en-Laye

Autoroute A13, sortie St-Germain-en-Laye

Noctilien BUS N153 ( gare St Lazare - gare de St-Germain-en-Laye RER )

Circule en soirée à partir de 0H30 jusqu'à 5H30 en semaine,

ainsi que les samedis, dimanches et jours fériés -

Arrêt devant le Château - 1bus/heure - trajet : 40 minutes

Sur place : Une navette et le Petit Train payants, effectueront des rotations

de 14H à 23H45 entre la station de RER de St-Germain-en-Laye et la Fête des Loges

Distributeurs de Billets : - 2 à l'entrée principale de la Fête -

2 au niveau du Poste de Police/Services Généraux, début allée des cuisine

Tél. : 01 34 51 05 12 (office de tourisme) ou 0 826 30 32 32 (0,15€/mn)

Parking gratuit  :

3 parkings ouverts de 12h00 à 2h00 du matin.

Des places gratuites sont réservées aux personnes handicapées devant l’entrée

principale de la Fête (s’adresser aux hôtesses au chalet d’accueil)

Les restaurants

 

http://restaurant-fete-des-loges.com

 

Trois restaurants exotiques

Réservez au 06 98 80 71 29

L'histoire

Fête des Loges à saint germain en laye

La fête des Loges est une des plus anciennes fêtes foraines de France qui se tient chaque été depuis1652, de la fin juin à la mi-août, sur l’esplanade des Loges, une surface de huit hectares dans la forêt de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines)en France. Ce site se trouve devant la maison d’éducation des Loges.

Cette fête a su préserver son caractère familial et convivial de grande manifestation populaire. Elle compte 160 attractions foraines qui vont des manèges traditionnels, des stands de tir et loteries, aux attractions les plus modernes et les plus sophistiquées.

La fête des Loges offre aussi un important choix gastronomique avec sa célèbre « allée des Cuisines » qui compte dix restaurants, ginguettes et rôtisseries d’une capacité totale de 6 000 couverts pour tous les goûts avec de vraies spécialités culinaires des provinces françaises, espagnoles, bavaroises, suisses, brésiliennes, indiennes et son cochon de lait grillé à l’ancienne (tradition depuis 1652).

Située à trente minutes du centre de Paris par le RER (ligne A), la fête des Loges attire environ trois millions de visiteurs, ainsi que de nombreuses personnalités, tout au long de cette période de grandes vacances.

La fête des Loges est équipée comme un véritable parc d’attraction de tous les services nécessaires pour accueillir les visiteurs et assurer leur confort et leur sécurité : chalet d’accueil, hôtesses, informations, sécurité — poste de police, premiers secours — Croix Rouge Française, navettes, petit train, bus, distributeurs de billets.

Histoire

 la Fête des Loges à saint germain en laye

La fête des Loges au xviiie siècle, dessin de Philibert-Louis Debucourt (1755-1832) (source Gallica).

 

La fête des loges est la troisième plus ancienne fête foraine de France. Son origine est liée à la vénération populaire pour saint Fiacre (qui se fête le 30 août), moine d’origine irlandaise qui vécut au viie siècle et fonda un monastère près de Meaux.

En 1652, le pape Innocent X institue la confrérie Saint-Fiacre qui s’établit dans la chapelle des Loges, installation confirmée par le pape Alexandre VIII en 1690. Rapidement, la chapelle devint un lieu de pèlerinage.

À partir de 1655 naît une procession conduite par le curé de Saint-Germain qui vient célébrer une messe le jour de la Saint-Fiacre dans la chapelle. Cette procession, qui est en elle-même un motif de réjouissance et entraîne la présence de forains, devient une tradition qui perdure jusqu’en 1744, année où le conflit entre la paroisse de Saint-Germain et les moines Augustins titulaires de la chapelle Saint-Fiacre fut tranché en faveur de ces derniers. Désormais les moines s’occupent seuls du pèlerinage.

Vers la fin du xviiie siècle, la manifestation change de nature, devenant de plus en plus un lieu de divertissement.

De 1794 à 1796, la fête est déplacée devant le château du Val, une poudrerie ayant été installé sur l’esplanade des Loges. En 1796 la poudrerie est supprimée et le monastère est transformé en maison d’éducation.

En 1893, la municipalité de Saint-Germain-en-Laye décida de porter de trois à dix jours (du 25 août au 5 septembre cette année-là1) la durée de la fête des Loges, désormais confondue avec la fête de Saint-Louis qui se tenait sur le parterre devant le château.

vieilles cartes postale de la Fête des Loges à saint germain en layevieilles cartes postale de la Fête des Loges à saint germain en layevieilles cartes postale de la Fête des Loges à saint germain en layevieilles cartes postale de la Fête des Loges à saint germain en laye

Les SIMCA CHAMBORD 1959 des Etablissements CORDIER de Saint-Germain-en-Laye.

DSCN0001.JPG

voir aussi:

La ville de Saint-Germain-en-Laye

 

 

 

 

Saint Fiacre

est installé devant la maison de la Légion d’Honneur dans la forêt de Saint Germain, sur la droite, adossé à un affreux bâtiment EDF. On n’est pas très sûr de ses origines, il serait né aux environs de l’an 600, peut-être en Irlande, d’autres disent en Ecosse où il est très vénéré (les Ecossais lui auraient même proposé de devenir leur roi). Ici existait un oratoire qui lui était dédié, construit en 1020 et détruit en 1346 par ces vilains Anglais. Sous Louis XIII existe un pèlerinage, jour de la Saint Fiacre et après la messe, on se restaure et on fait la fête, ce qui deviendra par la suite la foire Saint Fiacre puis la fête des Loges.
Ce petit oratoire fait également partie du circuit des Oratoires que vous pouvez parcourir à pied ou en VTT dans la forêt de Saint Germain (19 km).

Aujourd'hui, 30 Août, c'est la Saint Fiacre, patron des jardiniers.

Traditionnellement représenté avec une bêche dans la main droite, un livre dans la main gauche, il témoigne de l'équilibre entre la vie des champs et la vie intellectuelle ou vie d'artiste...

 

Que sont les loges ? Ce nom est certainement très ancien. En effet, lorsque Saint Louis fit construire en 1138 en forêt de Saint-Germain-en-Laye un rendez-vous de chasse et une chapelle dédiée à Saint Fiacre, on désignait déjà à l’époque les bâtiments sous le nom d’Hôtel desLoges. 
En 1652, le Pape Innocent X décida de ranimer le culte de Saint Fiacre. Une confrérie au nom de ce saint fut créée et des indulgences furent accordées à quiconque visiterait la chapelle consacrée au saint Patron des jardiniers et maraîchers le jour de sa fête (le 30 août). Voilà l’origine et le départ d’une sorte de foire pittoresque qui se transforma au fil du temps en une fêteannuelle.

On admet communément que cette appellation serait due à la présence permanente de cabanes de bûcherons, huttes d’affût pour les chasseurs, remises pour les garde-forestiers, etc. Il ne serait pas impossible aussi qu’ultérieurement l’établissement de cages de faucons (dites loges en terme de vénerie) ait apporté un appoint aux hypothèses étymologiques qui précédent.

Depuis Louis IX des constructions assez importantes se  sont succédé en ces lieux ; il y eut un ermitage, puis un couvent d’Augustins et, ensuite une maison de Récollets. En 1794, ce dernier couvent devint une poudrière, puis, en 1796, une maison d’éducation de jeunes gens. Napoléon Ier acheta, en 1810, les locaux, assez délabré, pour y installer une des maison d’orpheline de la Légion d’Honneur. Les bâtiments actuels sont ceux qui ont été reconstruits pour la Maison d’éducation par l’empereur Napoléon III, en 1855-1859.



Pendant de nombreuses année le centre du terroir des Loges a été marqué par un chêne situé au bord de l’ancienne mare, prés de la Maison de la Légion D’Honneur et du coude de la route ouverte en 1675 entre les bâtiments des religieux et le château de Saint-Germain. Une tradition voulait que Diane de Poitiers se soit  reposée parfois sous les ramures de cet arbre, que l’on disait planté au XVI siècle. Notre concitoyen, M. Silvestre de Sacy, jugeait cette antiquité invraisemblable et il inclinait à croire  que ce chêne avait remplacé un autre chêne, celui de la reine Blanche. L’arbre de Diane, frappé par la foudre, fut abattu en juillet 1884 ; une lithographie de Meyer nous en a conservé l’image.

On peut signaler, à titre documentaire, que l’attrait du site conduisit vers 1922 à en faire le centre d’une épreuve automobile de Pentecôte, le « Bol d’or » ; en raison des inconvénients du circuit, celui-ci fut transféré ensuite en un autre canton de la forêt.

En 1652, le pape Innocent X releva le culte de saint Fiacre ; une confrérie au nom de ce saint fut créée et des indulgence furent accordées à quiconque visiterait la chapelle consacrée au saint le jour de la fête de celui-ci. Ce fut l’origine d’un pèlerinage. Favorisé par la situation en forêt et par l’attrait des jours d’été, le pèlerinage s’accompagna rapidement de la réunion, toute profane, des curieux,  promeneurs, Parisiens épris de grand air. Voilà l’origine d’une sorte de foire pittoresque qui se transforma peu à peu en fête annuelle.

Il y a donc plus de trois siècles et demi que la cohue turbulente des badauds, manants ou seigneurs, des marchands forains et de leur clientèle, des jolies filles et des grandes dames, des bateleurs et des taverniers, a créé, sous les auspices du saint patron des jardiniers, prés des ombrages du chêne de Diane, l’une des plus aimable traditions de la région parisienne.

Certes, au cours de la période révolutionnaire et sous l’empire, la fête des Loges n’eut pas grand éclat, du fait des circonstances ; mais après 1815, la tradition se rétablit progressivement et l’antique fête recouvra une importance qui n’allait cesser de croître.*

Extrait de « En Forêt de Saint-Germain-en-Laye… La Fête des Loges » de M.G. Poncelet - 1960

 

L'Illustration, No. 0028, 9 Septembre 1843

Fête des Loges.

Les fêtes de la Saint-Louis, à Saint-Germain-en-Laye, sont à peine terminées, les dernières fusées fument encore, les derniers groupes de danseurs regagnent la capitale, et déjà une autre fête, plus brillante, plus animée plus pittoresque, rappelle vers ces parages la population parisienne; des affiches, placardées à profusion dans Paris et dans la banlieue, au nom de. M. Petit-Hardel, maire du Saint-Germain, annoncent que la fête des Loges s'ouvre le 3 septembre, pour durer jusqu'au 5 inclusivement. Les chemins de fer organisent des départs supplémentaires; de demi-heure en demi-heure, vingt wagons déversent au Pecq des milliers de voyageurs; et non-seulement des voyageurs, mais encore des fiacres, des cabriolets, des omnibus, qui vont stationner à l'embarcadère, pour conduire de là les curieux dans la forêt, Partons aussi, suivons la foule, foule compacte, diaprée, bigarrée, citadine ou rustique, en frac ou en veste, en chapeau ou en bavolet; partons, le ciel est sans nuages; l'arrière-saison se revêt des splendeurs de l'été; et les arbres de la forêt, déjà nuancés par l'automne, nous assurent de frais abris contre la chaleur du jour.

Il importe d'abord de savoir où nous allons, et quelle est l'origine de cette fête si joyeusement chômée. Les Loges, situées dans la forêt de Saint-Germain, à trois kilomètres de la ville, sont aujourd'hui une succursale de la Maison Royale de Saint-Denis. Au seizième siècle, les rois y avaient fait construire un rendez-vous de chasse, qu'ils abandonnèrent, et dont un cénobite prit possession. En 1644, la reine Anne d'Autriche transforma le modeste ermitage en un couvent d'augustins déchaussés, qu'on appela les pères des Loges; elle se réserva, au milieu du jardin du monastère, un petit pavillon, où elle aimait à se retirer; elle y conduisait parfois Louis XIII, et obtenait de lui des dotations pour la fondation nouvelle. Par degrés, le couvent acquit de l'importance et des terres. Les courtisans, pour plaire au roi, vinrent tous les dimanches entendre la messe à l'église des Loges, et la confrérie de Saint-Fiacre prit l'habitude de s'y rendre processionnellement le 30 août, jour de la fête de son patron.

Les curés de Saint-Germain consentirent, pendant plus de cinquante ans, à marcher à la tête du pieux cortège; mais l'un d'eux, nommé Benoît, eut des discussions avec le prieur des Loges, et suspendit la procession. Il en fut de ce pèlerinage comme de celui de Longchamp: les motifs religieux disparurent, la promenade resta: on était venu aux Loges pour prier, ou y vint pour se divertir. La Révolution expulsa les moines, et fit de leur résidence une fabrique de poudre à canon. Le Directoire vendit les bâtiments à un particulier qui y fonda un pensionnat. Napoléon les racheta en 1811, pour y installer de jeunes orphelines, filles de membres de la Légion-d'Honneur. Ces changements de destination n'interrompirent point la fête des Loges, qui commence annuellement le premier dimanche après la Saint-Fiacre.

Vers cette époque, la pelouse des Loges s'anime à l'improviste; une colonie passagère y débarque; d'innombrables charrettes sont remisées dans les bois, et les chevaux, errants sous les ombrages, paissent sans contrôle l'herbe et les feuilles. Bientôt marchands forains et saltimbanques, sous la direction d'un commissaire de police spécial, travaillent à dresser leurs tentes; cafés, restaurants, boutiques, salles de bal ou de spectacle, s'élèvent connue par magie. Le matin du 3 septembre, un village de planches et de toiles occupe l'espace, naguère solitaire et vide, qui s'arrondit devant la Maison Royale. En y arrivant par Saint-Germain, on aperçoit tout d'abord des charrettes, des fiacres et des omnibus; on avance encore, et l'on découvre des fiacres, des omnibus et des charrettes. C'est seulement après avoir franchi d'épaisses murailles de véhicules, qu'on parvient au théâtre des ébats populaires. Pénétrons dans la foule: que de tapage, de poussière, de cliquetis, du sons discordants! Quelle variété de saltimbanques! Ici l'Hercule du Nord s'acquiert le surnom de bras-de-fer; là, unneveu de M. Auriol s'efforce de justifier, en se disloquant, du la parenté qu'il assume; plus loin, une grande collection de serpents et de crocodiles vivants s'agite avec furie... sur une toile peinte. Vous voyez dans cette baraque le successeur de Bébe; dans cette autre, un phénomène qui porte sur le blanc de l'oeil un cadran d'horloge. D'un côté est un manège desservi par la troupe amériquaine, de l'autre, un tir au pistolet et à la carabine. Vous pouvez opter entre les jeux d'adresse et les loteries foraines, entre la femme forte et l'albinos, entre la cervante de Palezau et le grand jugement du roi Salomon, mélodrames historiques. Le soir, tout cela s'illumine; les orchestres appellent à la danse; l'élégant et le maraîcher, le bourgeoise et la paysanne figurent face à face dans des quadrilles. Le bruit, les rires, les gambades, les libations, se prolongent: il est une heure du matin, et l'on songe à peine à la retraite. D'ailleurs, une grande partie de cette population flottante campe dans la forêt, dans les lentes, sous les charrettes, comme une bande d'Arabes ou de Gaskirs.

En ces journées de plaisir, les pensionnaires de la Maison Royale sont seules à plaindre, car elles doivent se contenter de regarder la fête par les fenêtres, à travers un réseau de barreaux solides. Comme elles briseraient volontiers les portes de leur prison! Qu'il leur serait doux de se perdre dans la foule, de s'arrêter aux étalages des boutiques, de se promener un bande joyeuse et babillarde, si la règle austère ne les retenait captives dans leur sombre cloître!

Les cuisines en plein vent sont au nombre des traits caractéristiques de la fête des Loges. Ou trouve en d'autres lieux des banquistes et des bimbelotiers, mais les cuisines des Loges n'ont point d'égales dans l'univers; elles sont établies par les aubergistes de Poissy, Maisons, Conflans, Andrésy et autres lieux. Chaque foyer se compose d'un monticule en terre revêtu d'un mur en pierres sèches, et flanqué aux deux extrémités d'assises en pierres. Devant le feu tournent, à l'aide de contre-poids, deux ou trois broches chargées de viandes de toutes sortes, que, pour répondre à l'avidité des consommateurs, on transporte à moitié cuites à la salle du festin. Des draps et des rideaux de lit, décorés de guirlandes de fleurs et de gigots crus, festonnés de branchages et de longes de veau, couvrent d'un dais blanc la tête des convives. Sur des tables placées au premier plan sont exposés des quartiers de boeuf, des lapins de garenne, des pains de deux kilogrammes empilés, des melons et autres appétissants comestibles. Vous connaissez ces noces de Gamache, où Sancho Pança écumait de grosses poulardes: les restaurants des Loges présentent un spectacle analogue; seulement, loin que l'hospitalité, s'y donne, on y dîne grossièrement et à grands frais; on a de plus l'inconvénient d'être assailli, pendant le repas, par des chanteurs, des guitaristes, des joueurs de vielle, des montreurs de souris blanches, des enfants qui exécutait les quatre premières souplesses du corps. Si donc la danse n'est pas ce que vous aimez, si vous ne désirez jouir du coup d'oeil de la pelouse illuminée, remontez en voiture et allez, chercher un repas confortable au pavillon Henri IV.

A propos de cet établissement, cher aux gourmets, nous nous empressons de faire droit à une réclamation du propriétaire, M. Gallois, que, dans un précédent article, nous avions qualifié de restaurateur. A la vérité, M. Gallois dirige le restaurant du pavillon Henri IV, mais il n'exerce point la profession de restaurateur, M. Gallois est un spéculateur qui a employé une partie de ses fonds dans une entreprise gastronomique, mais il nous assure que nous le verrons briller incessamment sur un plus vaste théâtre.

Partager cet article

Repost 0
Published by sGc - dans la ville
commenter cet article

commentaires