22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 01:36

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Les tanneries royales

de Saint-Germain-en-Laye

22 bis, rue Schnapper

Les tanneries royales de Saint-Germain-en-Laye 22 bis, rue Schnapper

Les tanneries royales de Saint-Germain-en-Laye 22 bis, rue Schnapper

 

Les tanneries royales de Saint-Germain-en-Laye 22 bis, rue Schnapper

 

Les tanneries royales de Saint-Germain-en-Laye 22 bis, rue Schnapper

 

Les tanneries royales de Saint-Germain-en-Laye 22 bis, rue Schnapper

 

Les tanneries royales de Saint-Germain-en-Laye 22 bis, rue Schnapper

 

Les tanneries royales de Saint-Germain-en-Laye 22 bis, rue Schnapper

 

Les tanneries royales de Saint-Germain-en-Laye 22 bis, rue Schnapper

Les eaux du Buzot

 

Au début du 18e siècle, construction de la tannerie le long du ru de Buzot.

vers 1727, création de la manufacture royale des cuirs de Russie.


 Les tanneries de la ville ont joui autrefois d'une grande réputation

qu'elles devaient à la fabrication des cuirs de bœuf à la jusée ,

procédé qui fut longtemps un secret,

mais qui fut enfin deviné par des hommes industrieux.

Alors des fabriques s'élevèrent à Sens et à Villeneuve-le-Roi ;

il en sortit d'abord des cuirs qui valaient ceux de Saint-Germain ,

et qui bientôt furent préférés pour leur qualité.

Vaincus dans un art qu'une longue possession

leur avait fait regarder comme une propriété, les tanneurs de cette ville

tombèrent dans le découragement en se voyant surpassés par des rivaux.

 

C'en était fait pour Saint-Germain de la branche

la plus importante de son industrie , si la révolution ,

qui mit dans la nécessité de chausser ,

botter et équiper les nombreux volontaires qui couraient aux frontières ,

n'eût obligé le gouvernement à faire de fortes commandes à toutes nos fabriques.

Saint-Germain rouvrit donc ses tanneries ,

et ceux qui les exploitaient reprirent courage.

 

La paix vint et diminua la consommation ;

mais l'impulsion était donnée et l'on suivit le mouvement imprimé.

Les fabricans abandonnèrent la routine de leurs devanciers ,

profitèrent des découvertes de la chimie moderne , et reprirent bientôt leur rang.

On compte sept tanneries qui occupent deux cent quatre-vingts fosses

de sept à neuf pieds de profondeur , dans lesquelles treize mille cuirs

sont préparés annuellement pour être portés sur les marchés de Paris ,

de Guibray et de Caen , où ils trouvent un prompt débit.

On doit regretter la fermeture de la tannerie royale,

la première où on a commencé à préparer les cuirs à la jusée.

 

Ce bel établissement, fondé à grands frais,

et qui occupait cent quarante-cinq fosses ,

est depuis long-temps abandonné. Des tanneurs ont, à diverses époques,

entrepris de le relever, mais aucun n'a pu y parvenir.

Pour le rendre à sa destination, il faudrait y faire des réparations considérables.

Le sol et les bâtimens sont maintenant en vente ;

il est à presumer que l'usine sera démolie , que le terrain sera vendu par lots ,

et qu'il ne restera que le souvenir d'une fabrique utile et fructueuse.

Il existe aussi une mégisserie , dont le propriétaire s'occupe

en même temps du lavage des laines.

 

Les toisons , plongées dans les eaux du Buzot ,

qui sont très convenables à cette sorte d'opération,

obtiennent une faveur qui en rend la vente facile et courante.

Une fabrication dont la ville de Saint-Germain s'honore encore,

est celle des étoffes de crin et toiles de tamis , façon de Venise ,

qui fut fondée par M. Bardel , et qui lui a valu la médaille de bronze

aux expositions de 1802, 1806 et 1819.

 

Cette industrie, pour laquelle la France ne craint aucune concurrence,

surtout depuis qu'on y a introduit les dessins damassés à bouquets,

occupe un assez grand nombre d'ouvriers. 

La fameuse manufacture royale de cuirs de Russie est fermée en 1829.

A partir de 1838, utilisation des bâtiments par une imprimerie à étoffes.

 En 1850, l'édifice est occupé par la fonderie générale de caractères français

et étrangers et un marchand de vin.

Le bâtiment a appartenu à Antoine Louis Joseph Guy au milieu du 19e siècle

(Conseiller municipal de Saint-Germain-en-Laye en 1827, maire en 1830).

Au début du 20e siècle servent d'ateliers et de dépôt d'archives. 

Une filature de coton s'y installe par la suite jusqu'au tournant du XXesiècle.

En 1978, désaffectation puis transformation en immeubles d'habitation

avec démolition de l'aile ouest et reconstruction de bâtiments à l'identique. 

 

© sGc

Voir aussi:

Saint-Germain-en-Laye Au fil des rues

Saint-Germain-en-Laye Au fil des rues


 

 

 

 


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commentaires

maillot de foot 03/03/2016 07:55

Un très bon article, j'adore votre part!