30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 06:41
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Les entrailles de Jacques II

à Saint-Germain-en-Laye

Au début du XIXe siècle, celles-ci avaient disparu et on était dans l’incapacité de dire où elles pouvaient se trouver.

Lorsque l’église de Saint-Germain fut refaite, entre 1766 et 1827, on découvrit dans l’emplacement du nouveau clocher,

le 12 juillet 1824, trois boites en plomb, dont l’une portait une inscription gravée sur une plaque d’étain :

« Ici est une portion de la chair et des parties nobles du Corps du Très-haut, Très-puissant,

Très-excellent Prince Jacques, second du nom, Roi de Grande-Bretagne ».

On notera que la notion « parties nobles » est inadaptée, dans la mesure où dans le langage physiologique du XVIIIe siècle,

les parties nobles désignaient le cœur et le cerveau (les organes vitaux),

alors que l’on sait avec certitude que ces deux organes ne se trouvèrent jamais à Saint-germain.

En outre, cette dénomination désuète fit jaser par la suite, allant même jusqu’à aborder, par ignorance,

l’existence d’un « tombeau des testicules » de Jacques II !

Les deux autres boites renfermaient les restes de la Reine Marie-Béatrice de Modène et de sa fille,

la princesse Louise-Marie. Ces trois coffres furent placés provisoirement dans la « chapelle basse »

de l’église, puis sur ordre de George IV, représenté en France par son ambassadeur,

les boites furent placées dans un cercueil porté provisoirement en grande cérémonie

le 22 septembre 1824 sur l’autel de l’ancienne église. L’évêque d’Edimbourg célébra l’office.

En 1828, ces dépouilles furent transférées dans la première chapelle, à droite de la nouvelle église,

aménagée au frais de George IV. Le curé Collignon rédigea l’épitaphe latine du mausolée

qui fut commandé aux architectes Malpièce et Montier.

Ce monument construit dans un style antique fut achevé en prévision de la visite de la Reine Victoria en août 1855.

C’est celui qui est visible aujourd’hui.

« qu’ici repose le roi Jacques II »

Les entrailles de Jacques II à Saint-Germain-en-Laye.

les restes royaux furent profanés sous la Révolution :

voilà ce que l’on trouve dans le Jacques Hillairet le concernant :

« Il avait été si bien embaumé qu’il était intact lorsque, sous la Révolution,

on le sortit de son cercueil pour récupérer le plomb de celui-ci.

En 1793, on payait un sou pour défiler devant son corps qui, finalement,

fut transporté en 1813 à l’église de Saint-Germain-en-Laye ».

Au début du XIXe siècle, celles-ci avaient disparu et

on était dans l’incapacité de dire où elles pouvaient se trouver.

Lorsque l’église de Saint-Germain fut refaite, entre 1766 et 1827,

on découvrit dans l’emplacement du nouveau clocher, le 12 juillet 1824,

trois boites en plomb, dont l’une portait une inscription gravée sur une plaque d’étain :

« Ici est une portion de la chair et des parties nobles du Corps du Très-haut, Très-puissant,

Très-excellent Prince Jacques, second du nom, Roi de Grande-Bretagne ».

On notera que les parties nobles désignaient le cœur et le cerveau (les organes vitaux),

alors que l’on sait avec certitude que ces deux organes ne se trouvèrent jamais à Saint-germain.

En outre, cette dénomination désuète fit jaser par la suite, allant même jusqu’à aborder,

par ignorance, l’existence d’un « tombeau des testicules » de Jacques II !

Les deux autres boites renfermaient les restes de la Reine Marie-Béatrice de Modène

et de sa fille, la princesse Louise-Marie.

Ces trois coffres furent placés provisoirement dans la « chapelle basse » de l’église,

puis sur ordre de George IV, représenté en France par son ambassadeur,

les boites furent placées dans un cercueil porté provisoirement en grande cérémonie

le 22 septembre 1824 sur l’autel de l’ancienne église. L’évêque d’Edimbourg célébra l’office.

En 1828, ces dépouilles furent transférées dans la première chapelle, à droite de la nouvelle église,

aménagée au frais de George IV. Le curé Collignon rédigea l’épitaphe latine du mausolée

qui fut commandé aux architectes Malpièce et Montier.

Ce monument construit dans un style antique fut achevé en prévision

de la visite de la Reine Victoria en août 1855.

C’est celui qui est visible aujourd’hui.

 

texte:http://www.landrucimetieres.fr

 

Voir aussi:

 
  Le roi Jacques II Stuart à Saint-Germain-en-Laye
Chateau_saint-germain_Napoleon_III_05212.jpg Le Château Vieux de Saint-Germain-en-Laye De Jacques II Stuart 1689/ à 1975 
La FRANC-MAÇONNERIE à Saint Germain en Laye La FRANC-MAÇONNERIE à Saint Germain en Laye

 

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