30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 06:56
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Le roi Jacques II Stuart (1633-1701)

à Saint-Germain-en-Laye

James II by Peter Lely.jpg

Jacques II

 

Louis XIV of France.jpg

Louis XIV

 

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Jacques II

 

Jacques II Stuart, roi d'Angleterre et d'Ecosse (Jacques VII) mort en exil à Saint-Germain-en-Laye en 1702.

Jacques II

 

Louis XIV offre l’hospitalité à son cousin Jacques II Stuart roi d’Angleterre exilé et à sa famille

La chambre de Jacques II

 

Chapelle Saint Georges et Chapelle Jacques II Église Saint-Germain Saint Georges combattant le Dragon Fresque d'Eugène Pineu

Chapelle Jacques II 

Église Saint-Germain

 

 

 

 

 

 

 

 

Le roi Jacques II Stuart est chassé de Londres

et s’enfuit sur le Continent, à la Cour de Louis XIV.

Le 7 janvier 1688, Louis XIV accueille à Saint-Germain Jacques II Stuart en exil.

Cette « heureuse et glorieuse révolution », sans effusion de sang,

mit fin aux dissensions religieuses et entraîna l’instauration en Angleterre

d’une monarchie parlementaire.

 

Sur le trône prirent place deux protestants, à savoir Marie,

la propre fille du roi exilé, et son époux Guillaume d’Orange,

stathouder (ou gouverneur) des Provinces-Unies (Pays-Bas).

Malgré plusieurs tentatives, et l’aide de Louis XIV,

Jacques II ne parvint pas à reconquérir son trône.

Il mourut d'une hémorragie cérébrale le 16 septembre 1701

au château de Saint-Germain-en-Laye.

 

Tome IV des Mémoires qui furent écrites sur lui :

« Le corps du roi demeura exposé vingt quatre heures

dans la chambre où il était mort.

On chanta toute la nuit près de lui l’office des morts, et toute la matinée

on dit des messes à deux autels élevés des deux cotés de la chambre.

Telle avait été pendant sa vie son humilité,

qu’il avait résolu qu’elle le suivrait au tombeau,

et avait ordonné, par son testament,

qu’on enterrât son corps dans la paroisse sur laquelle il mourrait,

sans plus de dépenses qu’on n’avait coutume

d’en faire pour un simple particulier.

Il ne voulait, pour tout monument et pour toute inscription,

qu’une simple pierre avec ces paroles :

Ci-gît le roi Jacques. Il avait informé le curé de ses intentions,

et lui avait ordonné d’insister pour qu’elles fussent accomplies ;

mais sa Majesté Très-Chrétienne [Louis XIV]

dit que c’était la seule chose qu’il ne pût lui accorder.

Il fut donc embaumé dans la soirée :

une partie des entrailles de Jacques II fut portée à l’église de la paroisse,

et le reste au collège anglais à Saint-Omer.

La cervelle et la partie charnue de sa tête

furent placées au collège écossais de Paris, où le duc de Perth fit élever,

à ses frais, un beau monument témoignant combien le collège

se sentait honoré de posséder ces précieuses reliques.

Sitôt que la distribution en eut été faite,

et que tout fut prêt pour emporter son corps,

on partit vers sept heures du soir pour l’église des Bénédictins anglais de Paris.

Le cortège était composé du duc de Berwick, du comte de Middleton,

des chapelains de Sa Majesté et de quelques autres de ses domestiques.

Partout sur son passage il était accompagné des pleurs

et des lamentations non seulement des sujets du Roi,

mais des habitants des lieux qu’il traversait.

On laissa son cœur à Chaillot, comme il l’avait ordonné […].

Lorsqu’on fut arrivé au couvent,

le docteur Ingleton, aumônier de la Reine, remit son corps au prieur,

et prononça un discours latin élégamment écrit,

ainsi qu’il l’avait fait en déposant son cœur à Chaillot.

Le corps fut placé dans une des chapelles latérales de l’église

pour y demeurer jusqu’à ce qu’il plaise à Dieu de disposer les Anglais

à réparer en quelque sorte leurs torts envers lui durant sa vie

par les honneurs qu’ils jugeront à propos de lui rendre

après sa mort ».

 

Ce témoignage précieux atteste de la coutume traditionnelle

concernant les souverains :

celle du partage du corps en plusieurs lieux, coutume à la fois symbolique

mais également pragmatique

(cela permettait de contenter plusieurs institutions religieuses à la fois).

On notera que Louis XIV s’opposa aux consignes de simplicité

demandées par Jacques II :

l’inhumation d’un souverain, a fortiori d’un souverain en exil,

était un acte bien trop politique pour pouvoir se contenter

d’une cérémonie simple !

Jacques II demandant l'assistance de Louis XIV. Dans le fon

Jacques II demandant l'assistance

de Louis XIV. Dans le fond à droite

on voit le débarquement du prince

d'Orange suivi de l'armée hollandaise.

Arrivée de Jacques II d'Angleterre à Saint-Germain-en-Laye

Arrivée de Jacques II d'Angleterre

à Saint-Germain-en-Laye

 

 

Arrivée de Jacques II d'Angleterre à Saint-Germain-en-Laye

Arrivée de Jacques II d'Angleterre

à Saint-Germain-en-Laye

 

 

Arrivée de Jacques II d'Angleterre à Saint-Germain-en-Laye

Arrivée de Jacques II d'Angleterre

à Saint-Germain-en-Laye

Arrivée de Jacques II d'Angleterre à Saint-Germain-en-Lay

Arrivée de Jacques II d'Angleterre

à Saint-Germain-en-Laye

Stuart reçu par Louis XIV Le 7 janvier 1688 à Saint-Germain-en-Laye

Stuart reçu par  Louis XIV

Le 7 janvier 1688

  

Voir aussi:

 
Chateau_saint-germain_Napoleon_III_05212.jpg Le Château Vieux de Saint-Germain-en-Laye De Jacques II Stuart 1689/ à 1975 
La FRANC-MAÇONNERIE à Saint Germain en Laye La FRANC-MAÇONNERIE à Saint Germain en Laye

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