16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 23:30

1772 : La construction de la Route de Quarante Sous marque d’une pierre blanche l’histoire de l’automobile. Elle reliera Saint-Germain-en-Laye et Mantes-la-Jolie et deviendra au cours du XXe siècle une route emblématique, synonyme de vacances et de loisirs. 

La route de quarante sous est le surnom donné autrefois à une portion de la route nationale 13, aujourd'hui déclassée en route départementale, dans sa traversée des Yvelines (France) entre Saint-Germain-en-Laye et Mantes-la-Jolie. L'origine de ce surnom serait due aux salaires des ouvriers, construisant cette route, payés 40 sous

Une brochure de l'HISCREA identifie quelques origines possibles pour le nom usuel donné à la route. Le registre des délibérations de la mairie de Saint-Germain-en-Laye le cite en 1835 :

« Entre 1827 et 1853, les Ateliers nationaux rétribuaient quarante sous le travail journalier des ouvriers. » Et ainsi « dans les années 1830, les habitants requis de toute l'Élection de Mantes recevaient une indemnité journalière de quarante sous pour le transport des matériaux destinés à l'entretien de la route. » Mais par ailleurs, « Quarante sous représentaient la valeur d'estimation du mètre superficiel (m²) de terrain exproprié pour l'alignement de la route. »

En 1835, il est fait mention pour la première fois de ce nom « Route de Quarante-Sous », dans le registre des délibérations de la Mairie de Saint-Germain. La signification de ce nom « Quarante-Sous » est souvent rapporté comme venant du prix de la journée des ouvriers des Ateliers nationaux, qui l’on aménagé en 1848, pourtant ce nom préexistait. D’autres interprétations sont possibles, se pourrait être le montant d’un impot local pour la construire ou d'un péage pour l'utiliser. 

Elle existe encore aujourd’hui, bien que supplantée depuis longtemps par l’autoroute A13, axe routier majeur vers la Normandie.

Les travaux de construction de la route ont commencé en 1772 et sont achevés une vingtaine d'années plus tard pendant la Révolution.

Administrativement, cette voie prit sous la Révolution le nom de « route départementale de 4e classe n° 19 ». Elle devint successivement « route royale de 3e classe n° 19 » sous la Restauration, puis « route nationale n° 190 » sous le IIe République (1848), puis « route impériale n° 190 » sous le Second Empire et reprit son nom de « route nationale n° 190 » sous la IIIe République.

En 1951, elle devint « route nationale 13 » échangeant son numéro avec celui de l'itinéraire de rive droite via Meulan. Enfin en 1976, elle est partiellement déclassée en « route départementale n° 113 » entre l'échangeur autoroutier d'Orgeval et Mantes-la-Jolie.

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Published by sGc - dans travail
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