1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 02:13
Accueil >  La ville >  La rampe des Grottes et le mur des Lions 

La rampe des Grottes et le mur des Lions

du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye

La rampe des Grottes et le mur des Lions du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye

La rampe des Grottes et le mur des Lions du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye

Joseph Basire (1737-1796), La rampe des Grottes et le mur des Lions du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye

Joseph Basire

(1737-1796)

Joseph Basire (1737-1796), La rampe des Grottes et le mur des Lions du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye

La rampe des Grottes et le mur des Lions du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye

 

La rampe des Grottes et le mur des Lions constituent avec les pavillons Henri IV

(où fut ondoyé Louis XIV) et Sully (situé sur la commune du Pecq)

les seuls témoins subsistant du Château-Neuf 

et de la magnifique composition de jardins

en terrasses successives organisée sur la pente entre le château et la Seine.

 

Cet ensemble créé à la fin du XVIème siècle sous Henri IV

est délaissé par Louis XIV au profit de Versailles et tombe en ruine.              

Sous les terrasses, se trouvaient sept grottes, aménagées de façon grandiose,

dans lesquelles des divertissements hydrauliques

faisaient la joie du Roi et des visiteurs.

 

Ce sont Thomas et Alexandre Francini,

ingénieurs et artistes qui en ont conçu l’ensemble.

Les grottes de Neptune, des Orgues ou du Dragon…

Cette dernière était "animée par un dragon furieux qui battait des ailes

en vomissant des torrents d’eau…"

Imaginez les sept grottes, aménagées de façon grandiose dans lesquelles

des divertissements hydrauliques faisaient la joie du roi et de la cour !

Description des grottes d’Abel Goujon

(Histoire de la Ville de Saint Germain-en-Laye – 1829)


La rampe des Grottes et le mur des Lions du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye
De gauche à droite : Grotte de Neptune, Grotte du Dragon et Grotte des Orgues. 
Gravures d'après A. Francini : 1614 © Bibliothèque Nationale de France.

 

 

Sous la première terrasse et au niveau de la seconde,

étaient deux belles grottes garnies de coquillages

incrustés dans le roc.


Grotte de Neptune (au Sud)

La rampe des Grottes et le mur des Lions du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye Alessandro Francini 001

Abraham Bosse,

Vue de la grotte d’Orphée

vers 1624

Le Dieu des mers, monté sur un char et armé du redoutable trident,

pressait les flancs de ses coursiers qui paraissaient voler sur les ondes

en lançant des jets d’eau par les narines et la bouche.

Le front du Dieu était couronné de roseaux ;

de sa barbe et de ses cheveux ruisselaient des flots

qui se mêlaient aux eaux sur lesquelles il paraissait en triomphateur,

tandis que des tritons et des néréides, nageant autour de lui,

annonçaient à l’empire humide, au son de leurs conques,

son dominateur et son maître.

Le système hydraulique ingénieux faisait également mouvoir

des maréchaux-ferrants qui battaient

à grands coups de marteaux de fer sur l’enclume.

Quatre vents soufflaient, tandis que des jets d’eau perfides

arrosaient les spectateurs.

Grotte des Orgues (au Nord)

La rampe des Grottes et le mur des Lions du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye

 

La rampe des Grottes et le mur des Lions du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye

ruedeslumieres.morkitu.org

 

Elle était habitée par une jeune et belle nymphe,

dont les doigts, mis en mouvement par la force des eaux,

faisaient sortir d’un orgue tantôt des accords doux et mélancoliques,

tantôt des airs de chasse et de guerre.

Vis à vis d’elle, un serpent que paraissait importuner

la mélodie de son instrument,

faisait d’impuissants efforts pour l’atteindre

avec les flots que lançait sa gueule béante.

Entre la nymphe et le serpent,

s’élevait une table de marbre noir d’où partaient divers jets d’eau qui,

en se réunissant, figuraient des coupes, des vases, des tableaux.

Aux sons de l’orgue et au bruit des eaux

se mêlaient les chants d’un grand nombre de rossignols,

interrompus par le cri sinistre de cet oiseau de mauvais augure

que n’entend jamais sans frissonner un époux malheureux…”.

Dans les diverses niches, des artisans

(forgerons, menuisiers, maçons, tisserands, rémouleurs)

suspendaient leur besogne dès que l’orgue se fait entendre.

Près de la fenêtre, Mercure, un pied en l’air,

sonnait de la trompette tandis qu’un coucou

chantait son air mélancolique.

La grotte du Dragon (située au centre de la galerie Dorique)

est une grande galerie de 49 mètres de long

et de près de 10 mètres de haut.

“Elle est animée par un dragon furieux

qui battait des ailes en vomissant des torrents d’eau

tandis qu’une foule d’oiseaux

chantait par le mouvement habile des eaux

en remuant les ailes et la queue”.


La grotte du Dragon

automate francine La rampe des Grottes et le mur des Lions du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye

 

Les techniques utilisées sont très surprenantes pour l’époque.

Mais ces grottes sont surtout, pour Henri IV,

un véritable divertissement.

Il y emmène  notamment les dames de la cour

et fait fonctionner à leur insu des petits jets d’eau

qui giclent sous leurs robes.

Le Roi s’amuse beaucoup de ces plaisanteries.

Malheureusement, il meurt en 1610,

assassiné, sans avoir vu l’aboutissement des travaux.

Le Château-Neuf fut pour le jeune Louis XIII

son lieu de promenade le plus habituel

mais “les grottes lui inspiraient une terreur particulière

et il demandait qu’on lui remît les clefs

par crainte qu’on ne l’enfermât”. On travaille à des embellissements

ou à des entretiens partiels, de temps à autre entre 1610 et 1643,

année de la mort de Louis XIII.


Photos

Pavillon-Henri-IV-a-Saint-Germain-en-Laye--8-.jpg

La rampe des Grottes et le mur des Lions du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye

La rampe des Grottes et le mur des Lions du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye
La rampe des Grottes et le mur des Lions du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye

La Descente du Pecq La rampe des Grottes et le mur des Lions du Château-Neuf de Saint-Germain-en-Laye

 

DSC01232

 

voir aussi: 

deux embrasures visible ici sur le mur des lions à Saint-Germain-en-Laye (78100) Les Blockhaus et Bunkers allemands mur des lions
Saint-Germain-en-Laye château2 dessin Château Neuf de Saint-Germain-en-Laye

 

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires