10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 23:58
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CLAUDE DEBUSSY,

LE MAITRE DE LA MUSIQUE IMPRESSIONISTE

CLAUDE DEBUSSY à Saint-Germain-en-Laye

 

statue de claude debussy place de Porcaro Saint-Germain-en-Laye

CLAUDE DEBUSSY ET LES INFLUENCES

 Achille-Claude Debussy naît dans la maison familiale au 38 rue au Pain à Saint-Germain-en-Laye le 22 août 1862. Ses parents, Manuel-Achille, un ancien militaire, et Victorine Manoury sont vendeurs de céramiques et de poteries ( « marchands faïenciers »). Onze mois plus tard, le 23 juillet 1863, sa sœur Adèle vient au monde, également au 38 rue au Pain. Claude Debussy est baptisé le 31 juillet 1864 en l'église Saint-Germain, sa marraine est sa tante Clémentine Debussy, connue sous le nom d'Octavie de la Ferronière (plus tard Madame Roustan) et son parrain est le banquier Achille Arosa, ami de sa tante.

Les Debussy quittent leur boutique de Saint-Germain-en-Laye vers la fin 1864 faute de rentabilité.

Compositeur français, Claude Debussy (St. Germain-en-Laye - 1862/1918) est élève au conservatoire de Paris et en 1884 il obtient le Prix de Rome avec la cantate “L’Enfant prodigue“. Debussy ne ressent pas son séjour à Rome comme un enrichissement mais comme un supplice. De retour à Paris, il s’ouvre à l’impressionnisme, même s’il s’oppose à cette classification, et ses disciples le suivent dans cette idée.

Il s’attaque à Wagner, bien que sa création ait été impossible sans ce dernier. Debussy est également influencé par Moussorgski et d’autres compositeurs russes comme Borodine, ainsi que par la musique de l’Extrême-Orient, dont il maîtrise l’ ensemble des gammes. Le folklore espagnol et l’apparition du jazz l’enrichissent également. Il supprime souvent la fonction de la cadence au profit d’accords parallèles. Occasionnellement, il ne résout plus les dissonances et utilise la bitonalité.

En 1902, il écrit son unique opéra, “Pelléas et Mélisande“. Le texte vient du poète Maurice Maeterlinck, tandis que la musique est au fond un récitatif fabriqué. Avec cet ouvrage, Debussy tire des conclusions du langage du “Tristan” de Wagner, qu’il affine intimement et crée ainsi un point de départ à l’expression artistique ultérieure.

Maison Natale et Musée Claude Debussy 38 rue au Pain Saint-Germain-en-Laye

 

CLAUDE DEBUSSY à Saint-Germain-en-Laye

 

CLAUDE DEBUSSY à Saint-Germain-en-Laye

CLAUDE DEBUSSY ET LE PIANO

 Après Beethoven, Schubert, Chopin, Schumann, Liszt et le jeune Brahms, on ne parle plus de piano pendant longtemps. Par la suite on s’aperçoit que ses possibilités ne sont pas encore toutes épuisées.  Debussy écrit de petites impressions, dont les titres résultent parfois de la composition.

Ils révèlent toutefois l’étendue de son imagination : “Feuilles mortes“, “Le Vent dans la plaine“, “Jardins sous la pluie“, “La Cathédrale engloutie“. Ses oeuvres pour piano les plus importantes sont : “Suite bergamasque” (1890), “Estampes” (1903), “Images” (1905-1907), “Children’s Corner” (1908), des morceaux charmants pour enfants. “24 Préludes” 2 volumes (1910), “Douze Etudes” (1915). Les préludes et les études représentent le point culminant de sa création au piano. De même, son imagination sonore s’enflamme. 

CLAUDE DEBUSSY ET L’ORCHESTRE

 Après “La Damoiselle élue” (1887), il produit en 1892 l’œuvre symphonique qui caractérise sa création et où l’on retrouve l’impressionnisme qu’il affectionnait : “Prélude à l’après-midi d’un faune“. Debussy se sent en outre influencé par le poème de Mallarmé “Eglogue“. Comme Debussy dans la précieuse “Mélodie de la flûte“, il matérialise les heures de l’après-midi et les désirs du faune, et ceci prend valeur d’exemple pour une symphonie de nature réaliste jusqu’ici inconnue.

Il poursuit cette voie dans “Trois nocturnes” en 1899 où sont dépeints le flottement des nuages et l’ivresse d’une fête, alors que la troisième partie “Sirènes” échappe la plupart du temps aux représentations car elle prévoit une participation d’un chœur féminin. “La Mer” (1905), une suite en trois mouvements, lui tient particulièrement à cœur, car il aime la mer, tout comme le jeu de l’eau.

Il produit ensuite une œuvre  pour orchestre (1906-1912), qu’il nomme aussitôt comme sa suite pour piano “Images“. La partie la plus connue est la seconde : “Iberia“, l’une des nombreuses œuvres d’autrefois, inspirées du folklore espagnol. “Jeux” (1912), un ballet pour Nijinski, est la plupart du temps joué comme un concerto. Les “Danses pour harpe et orchestre à cordes” sont une œuvre  agréable pour les harpistes, alors solistes du concert.

Parfois Debussy se tourne vers la forme purement classique. A 31 ans, il écrit en 1893 un “Quatuor à cordes“, qui fut ressenti comme choquant, mais qui, aujourd’hui, est considéré comme une oeuvre de référence.

Vingt-cinq ans plus tard, à la fin de sa carrière, il écrit 3 sonates (pour violoncelle, flûte, alto et harpe
et pour violon) qu’il écrit pendant sa maladie. De temps à autres, on fait des recherches sur “Le
Martyre de saint Sébastien” (1910) et sur les chants “Les Ariettes oubliées” (1888 et 1903).

 

      

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